le terroir ....


Il était une fois en Périgord ....

17 000 ans d'histoire
Le Périgord est certainement un des berceaux de la noix. On retrouve en effet la Noix du Périgord, il y a 17 000 ans, dans les habitations de l'homme de Cro-Magnon et à l'époque azilienne dans un gisement de Peyrat à côté de Terrasson en Dordogne. Sa valeur était telle que, déjà au Xe siècle, les paysans acquittaient leurs dettes en setiers de noix. En Périgord, au XIIIe siècle, les baux étaient versés en huile de noix à l'abbaye cistercienne du Dalon. L'huile de noix était considérée comme un bien. C'est d'ailleurs l'huile de noix qui contribua tout d'abord à la fortune de la région. Son utilisation fut multiple. Elle permettait d'éclairer les humbles masures ou les plus majestueuses cathédrales. Elle faisait le bonheur des peintres ou celui des belles qui se savonnaient le corps au savon mou. En 1730, les trois-quarts des paysans n'utilisaient que celle-ci pour la cuisine. Depuis, l'huile de noix a acquis ses lettres de noblesse diététiques et gastronomiques, elle s'affiche à la carte des plus grands restaurants.

Son Terroir

Le noyer a toujours trouvé sur les terres du «Périgord» tous les éléments pour y prospérer.

La Dordogne et la majeure partie des départements qui la bordent - Lot, Corrèze, Charente - ont su ne faire qu'un, pour offrir à la noix toutes leurs richesses et constituer un authentique terroir : celui de la «Noix du Périgord». Le noyer prospère essentiellement sur des sols argilo-calcaires du secondaire : terrains du jurassique et du crétacé pour 90 % du terroir. Il se développe aussi sur des schistes fissurés ou gneiss plus compacts au niveau des premiers contreforts du Massif. Sensible au gel, il est soit abrité dans des vallées, soit exposé sur des coteaux à moins de 500 m d'altitude. Des sols bien drainés, suffisamment profonds, minimum 50 cm ou moins si la roche mère est fissurée, assurent un développement harmonieux du noyer.

Enfin le climat avec une température moyenne annuelle supérieure à 10,5°C et une pluviométrie moyenne annuelle supérieure à 750 mm, optimise la qualité des fruits.